Résumé

Delly L’Ondine de Capdeuilles

Et les merveilleuses prunelles aux reflets d’eau vive riaient aussi, avec un regard pur et franc qui était celui d’une petite fille très simple et très gaie.
— Oh ! que c’est singulier !
— Qu’est-ce qui est singulier, petite ondine ? demanda Odon.
Lui aussi riait, gagné par la contagion de cette gaieté d’enfant dont il ne comprenait pas le motif.
— Ondine ?... Vous m’appelez ondine ? Oh ! c’est complet !
Elle se souleva, se mit debout si vivement que M. de Montluzac n’eut pas le temps de lui offrir son aide.
— Figurez-vous que... Vous êtes le cousin qu’attend grand-père, n’est-ce pas ?
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Delly L’Ondine de Capdeuilles

Il faut venir, Roselyne.
Elle se leva. Tout son visage frémissait. Elle dit à voix basse :
— Il va quitter son Capdeuilles... il va me quitter. C’est fini !
Elle se raidit et entra dans le vestibule. Pendant les prières de la levée du corps, dites par le vieux curé qui tremblait d’émotion, elle s’appuyait au bras d’Odon. Celui-ci la sentait frissonner, il devinait toute la détresse de cette pauvre petite âme mise en contact avec la grande souffrance. Tout bas, il conseilla :
— Si vous restiez ici, ma chère enfant ?
— Non, je veux l’accompagner... Je serai assez forte.
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Delly L’Ondine de Capdeuilles

Il est de fait qu’elle est adorable, cette petite ondine !
Odon n’avait pas attendu l’invitation pour diriger son regard vers l’angle du salon où se tenait assise Roselyne, parmi les autres ondines. Des hommes en habit, d’autres, costumés selon leur rôle, l’entouraient. La tête un peu levée, elle les écoutait, et répondait avec un sourire. Au moindre de ses mouvements, les nénuphars de diamants étincelaient dans les cheveux aux tons d’or ardent, et la robe tissée d’argent frissonnait sur son dessous de soie vert d’eau. Sous leurs grands cils un peu baissés, les yeux restaient dans l’ombre.
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