A. Augustin-Thierry

Élements biographiques

A. Augustin-Thierry,  Revue des Deux Mondes

“ « Quand vint éclater sur nous la catastrophe de 1848, peut-on lire, dans la préface de l’Essai sur l’histoire du Tiers-Etat, j’en ai ressenti le contre-coup de deux manières, comme citoyen d’abord et comme écrivain. Par cette nouvelle révolution... l’histoire de France me paraissait bouleversée autant que l’était la France elle-même. » Consternation, regrets inconsolables, angoisse de l’avenir, doute chagrin de son œuvre et de son idéal, tels sont les sentiments qui remplissent alors l’âme d’Augustin Thierry et que le temps n’affaiblira qu’à peine. ”
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A. Augustin-Thierry,  Revue des Deux Mondes

“ Je ne suis pas un philosophe, je suis un historien. Je ne cherche pas à approfondir la métaphysique du christianisme, elle me dépasse. Je prends l’Eglise comme un fait qui s’impose à mon attention et que je ne saurais ni éliminer, ni éluder. D’autre part, si j’essaie d’expliquer par des raisons humaines l’existence de ce fait et ses conséquences de toute sorte sur la marche de l’histoire, j’y échoue invinciblement. Les raisons humaines sont hors de toute proportion avec l’établissement de la religion chrétienne dans le monde et sa propagation par l’Eglise. ”
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A. Augustin-Thierry,  Revue des Deux Mondes

“ Tous, Miguel, Thiers, Villemain, Guizot, étaient des amis, des compagnons de lutte ou de travail. Que ne pouvait-il donc espérer, lui, l’un des maîtres reconnus parmi les maîtres, et que ne devait-il pas attendre ?...
Il était aveugle cependant, mais sacrifiés par dévouement à la science, ses yeux perdus ne devenaient-ils pas un titre de plus à la reconnaissance du pays ; sa ferme volonté n’avait-elle point prouvé qu’elle demeurait maîtresse d’un corps débile ? La cécité n’est pas un obstacle absolu, — la cécité sans doute, mais la paralysie ?
”
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