A. Augustin-Thierry, Les Grandes Mystifications littéraires
“ Reste alors le marquis. Les échantillons que j’ai donnés de son génie poétique rendent bien incertaine une telle attribution. Comment, par quel miracle, le désastreux auteur de ce pathos aurait-il pu s’élever soudain à la grâce naïve des Verselets, à la vigueur enflammée du Chant royal ? Pourtant la mystification est là ; qui donc peut être le mystificateur ? Assurément un témoin désolé, un ennemi de la Révolution, les transparentes allusions politiques de l’Héroïde à Bérenger le démontrent. Or, ne l’oublions pas, Surville avait soumis ses manuscrits à son intime, le marquis de Brazais. ”
