Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ « Quel est cet ami malheureux dont la prêtresse leur annonce le trépas ? Quel est ce corps sans vie dont elle ordonne les obsèques ? » Ils arrivent... ô douleur ! c’est Misène qu’ils aperçoivent étendu sur l’arène, victime d’une mort misérable ; Misène, enfant d’Éole, et qui n’eut point d’égal dans l’art d’enflammer les courages aux accens de l’airain, d’échauffer les fureurs de Mars par des chants belliqueux. Autrefois, il suivit le grand Hector dans les batailles ; à côté de ce héros, il voltigeait sans peur dans la mêlée, maniant avec gloire et le clairon et la lance. ”
