Résumé

Nicolas-Gustave Magdelaine Voyage aux deux Jérusalem, par M. l'abbé Magdelaine… (1863)

J'eus presque regret de retourner si tôt à Jérusalem; le berceau du Sauveur a quelque chose de si doux, qu'il fait en quelque sorte oublier le Calvaire, et l'âme qui s'est attristée au pied de la croix éprouve le besoin de se délasser dans la contemplation des mystères joyeux. Et le berceau du divin Maître est la plus douce des jouissances que l'âme puisse éprouver.
L'abbé Benoit souffre d'une affreuse migraine , et c'est à peine s'il peut dire sa messe. Il ne peut assister au dîner, et il est tellement abattu qu'il est à craindre qu'il ne tombe malade.
Source : Gallica

Nicolas-Gustave Magdelaine Voyage aux deux Jérusalem, par M. l'abbé Magdelaine… (1863)

A quatre heures nous sommes tous à cheval et nous partons le coeur joyeux, et ravis de quitter un moment ces odieux visages des Juifs, des Turcs, et de ces gens dont on ignore l'origine. Le voyage de Bethléem a en soi quelque chose de doux et de suave qui met l'âme à l'aise et lui fait éprouver un bien-être tout autre que les émotions du Calvaire et du Saint-Sépulcre.
Nous sortons par la porte de Jaffa; nous passons devant la porte de l'hôpital juif fondé par M. Rothschild; un monde d'Israélites sort pour nous contempler à son aise. Le P. Bernard est avec nous.
Source : Gallica

Nicolas-Gustave Magdelaine Voyage aux deux Jérusalem, par M. l'abbé Magdelaine… (1863)

De Saint-Jean, je me dirigeai vers la montagne de Fourvières, et, à mon grand regret, M. Gauthier, croyant m'ètre agréable, voulut encore m'y accompagner. Je n'eus pas la force de lui dire que c'était un pèlerinage que je voulais faire seul à Notre-Dame de Fourvières, pour prier et pleurer à mon aise dans le sanctuaire de Marie. Nous gravîmes lentement cette montagne élevée et difficile à monter; le brouillard nous empêcha de voir dans toute sa beauté le ravissant panorama que présente la ville et ses alentours.
Source : Gallica

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