Résumé

E. Beulé Le Drame du Vésuve. — III. — Le désastre de Pompéi et d’Herculanum…

Une considération d’un ordre plus élevé doit même décider ceux qui hésiteraient. Personne n’ignore combien les maisons de Pompéi, qui sont depuis longtemps exposées au soleil, à la pluie, au vent de la mer, se sont altérées. Les marbres se rongent, les ornemens de stuc se détachent, les enduits craquent, les couleurs pâlissent, les peintures s’effacent, quoique frottées chaque année avec un lait de cire qui les protège et les jaunit ; les mosaïques, soulevées par la gelée des nuits d’hiver, se brisent sous le pied, et le mortier cesse de retenir leurs petits cubes.
Source : Wikisource

E. Beulé Le Drame du Vésuve. — III. — Le désastre de Pompéi et d’Herculanum…

La lave est une masse incandescente dont la température est telle que tous les corps susceptibles d’entrer en fusion y sont absorbés et liquéfiés ; poussée hors des fissures du cratère par une force irrésistible de dilatation, cette masse s’avance comme un fleuve de feu et dévore tout sur son passage ; lente à se refroidir, elle devient aussi dure que du mâchefer et du porphyre. Or je fais appel aux souvenirs de tous ceux qui ont fait l’ascension du Vésuve pendant ces coulées de lave qui suivent une éruption et durent plusieurs semaines ou même plusieurs mois.
Source : Wikisource

E. Beulé Le Drame du Vésuve. — III. — Le désastre de Pompéi et d’Herculanum…

C’est donc à Herculanum que la méthode si simple, mais si féconde de M. Fiorelli pourra surtout s’appliquer. C’est là que cet habile explorateur rencontrera des cadavres finement moulés, avec leurs traits, leur beauté et tout le détail des ajustemens ; c’est là qu’il saura découvrir les planchers, les plafonds, les portes, les fenêtres, les armoires, les siéges, les lits, les coffres, toute une menuiserie consumée par le temps, dont le plâtre prendra aussitôt la place et fera revivre les formes.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature