Résumé

Tommaso Piroli Antiquités d'Herculanum, Tome VI. Lampes et candélabres

L'art s'est ainsi emparé d'une forme grossière; mais en l'embellissant, il a conservé la grâce qu'elle empruntait à la nature; dans le candélabre le plus orné, quelque chose rappelle toujours sa naissance. Souvent là tige est une colonne cannelée; imitation d'un faisceau de cannes. Si c'est une colonne lisse, sa légèreté s'éloigne de la proportion mâle de l'architecture. Peu-à-peu le luxe a déployé des ornemens plus recherchés; le disque destiné à porter la lampe a posé sur un chapiteau: celui-ci a pris la forme d'un vase, et le vase a reçu tous les ornemens qui lui conviennent
Source : Gutenberg

Tommaso Piroli Antiquités d'Herculanum, Tome VI. Lampes et candélabres

FIG. III. Cette lampe en terre cuite est l'une des plus curieuses de la collection; posant sur une base, elle forme une espèce de candélabre. La figure principale représente le génie d'Hercule appuyé sur une massue; la peau du lion vient se nouer sur sa poitrine, et ses aîles étendues embrassent le corps de la lampe. La tête qui sert d'ornement à la base est un masque bachique orné de feuilles de vigne ou de lierre, avec des fleurs ou des corymbes. Hercule et Bacchus, dont la présence est ici rappelée par des symboles, sont deux Divinités souvent réunies dans le culte des anciens.
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Tommaso Piroli Antiquités d'Herculanum, Tome VI. Lampes et candélabres

FIG. IV. À la corne d'abondance, au timon que porte la figure exprimée sur cette lampe, on reconnaît la Fortune. Le timon, en donnant l'idée du gouvernement des affaires humaines, semble encore être l'emblème de l'instabilité: c'est dans ce sens qu'Artémidore a dit que celui qui rêvait de la Fortune avec le timon, devait demeurer en crainte: la Fortune a été quelquefois confondue avec la déesse Némésis, c'est-à-dire, la vengeance Dieux ou la justice.
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