Résumé

Portrait de Henry Houssaye Henry Houssaye Les Peintures antiques au musée de Naples

C’est les yeux encore éblouis par les merveilles de la peinture moderne que renferment les musées, les églises, les palais de Parme, de Florence et de Rome, que nous avons vu pour la première fois les peintures antiques du musée de Naples. Une telle préparation aurait pu rendre sévère pour ces peintures : il n’en fut rien ; nous n’eûmes pas de désillusion. Les peintures de Pompéi et d’Herculanum sont infiniment supérieures à l’idée que s’en forment même les fanatiques de l’art grec.
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Portrait de Henry Houssaye Henry Houssaye Les Peintures antiques au musée de Naples

Où les peintres de Pompéi et d’Herculanum étaient passés et sont demeurés maîtres, c’est dans la peinture purement décorative. Leur féconde et capricieuse imagination a créé là tout un monde factice et miroitant de villas idéales, d’architectures fantastiques, de paysages d’outre-terre et d’horizons invraisemblables, à flore inconnue et à faune chimérique, où l’on voudrait vivre.
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Portrait de Henry Houssaye Henry Houssaye Les Peintures antiques au musée de Naples

La tête fière d’Achille, toute ceinte d’un flot de cheveux bruns et frisés qui font ressortir la pâleur ivoirine de la peau, a le charme et la noblesse. Le corps, dont les formes sont choisies, les contours purs, le modelé moelleux, est élégant et élancé, mais sans gracilité. La tonalité générale est ambrée. Ce qui fait l’originalité de cette composition, bien liée et se tenant comme un groupe de marbre, c’est l’opposition du corps frêle d’Achille et du torse massif du centaure.
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