Pierre-Vincent Belloc

Résumé

Pierre-Vincent Belloc La Vierge au poisson de Raphaël… (1833)

Personne n'ignore qu'il a existé entre ces deux peintres une grande conformité de vocation et de génie : l'un a marqué l'époque la plus brillante de l'art chez le peuple le plus poli de l'antiquité; l'autre est encore le prince des peintres modernes. Tous les deux ont été amoureux de la grâce, de cet être idéal dont chacun sent le pouvoir magique, et que personne ne pourra jamais définir. Si le poëte aime à se placer plus particulièrement sous l'influence de l'une des neuf Sœurs, la Grâce
était comme la Muse de prédilection d'Apelles et de Raphaël.
Source : Gallica

Pierre-Vincent Belloc La Vierge au poisson de Raphaël… (1833)

Cela étant quelle que soit la forme sous laquelle le peintre aime à l'offrir aux hommages du chrétien , Jésus n'a point d'âge : il était hier, comme dit saint Paul, il est aujourd'hui, il était et il sera dans tous les siècles. L'âge, la forme sont ici indifférens; l'artiste les choisit selon qu'ils conviennent à l'impression qu'il se propose de produire
Source : Gallica

Pierre-Vincent Belloc La Vierge au poisson de Raphaël… (1833)

Il est trop sensible que si l'explication allégorique qui nous est proposée, fait honneur à l'esprit inventif de l'académicien qui l'a imaginée, l'appui de l'histoire lui manque, et qu'elle ne peut dès-lors obtenir notre assentiment. De là, l'autre conséquence qu'il y a impossibilité, tant qu'on s'obstinera à voir le jeune Tobie dans le tableau de Raphaël, non-seulement de faire disparaître, mais d'atténuer la faute qui le dépare.
Source : Gallica

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