Gaspard George

Résumé

Gaspard George Une visite à Pompéi (1871)

Dans nos villes modernes, la place publique est tout simplement un espace plus vaste, plus ouvert où viennent converger un certain nombre de rues. Ce n'est souvent, à proprement parler, qu'une rue plus spacieuse que les autres. Supprimez dans le premier quartier venu un pâté de maisons et vous aurez une place dans nos villes modernes. A Pompéi, ce genre de place banale n'existe pas du tout. Le forum est tout autre chose et a une noblesse et une solennité qui en font une sorte de monument et non point un carrefour.
Source : Gallica

Gaspard George Une visite à Pompéi (1871)

Lorsqu'on entre dans les rues de Pompéi, on se sent tout d'abord pénétré de ce sentiment à la fois grave et poétique qui s'attache aux choses de l'antiquité. Pour mon compte, si j'analyse bien mes impressions intimes, j'y découvre moins encore l'étonnement que procure à l'esprit la vue d'une chose nouvelle, que la satisfaction de retrouver la réalisation de choses entrevues déjà à travers les livres et l'histoire
Source : Gallica

Gaspard George Une visite à Pompéi (1871)

En somme, malgré l'arrangement plus ou moins ingénieux des boutiques et l'existence probable de croisées aux étages supérieurs, les maisons n'avaient pas ce qu'on appelle une façade. C'eût été, du reste, un luxe perdu, vu la médiocre largeur des rues où l'on ne devait guère que passer, sans trop lever le nez en l'air. La maison était faite pour celui qui l'occupait et non pour le promeneur qui avait mieux que cela pour sa distraction les édifices publics, les portiques, les thermes, les forums.
Il est temps d'entrer dans une maison.
Source : Gallica

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