Auteur : Louis Bertrand

Résumé

Auteur : Louis Bertrand Revue des Deux Mondes

La Ville savait bien qu’il n’y a pas de trêve possible avec la Barbarie et qu’il faut lutter sans cesse et toujours, ne fût-ce que pour la beauté de la lutte. Quand on ne lutte plus, c’est que la mort est proche !
Rome, à l’exemple de l’Hellade, en vint à considérer la victoire comme une sorte d’état de grâce habituel, où elle se maintenait sans effort. Aussi, lorsqu’elle se contemplait elle-même sous les traits de la Victoire personnifiée, elle voulait que son image n’eût rien de désordonné ni de farouche, rien qui rappelât le carnage, la fureur des combats, la violence brutale.
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Auteur : Louis Bertrand Revue des Deux Mondes

Cherchell est maurétanienne, Thimgad est numide. A l’abri de ses collines doucement mamelonnées, sous les verdures de ses orangers et de ses citronniers, la campagne de Césarée est un grand jardin, comme d’ailleurs tout le Sahel, depuis Alger jusqu’à Ténès, L’immense plaine numide, qui va de Sétif à la chaîne de l’Aurès, n’a pas cette grâce un peu molle : c’est un champ de blé qui ondule à perte de vue.
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Auteur : Louis Bertrand Revue des Deux Mondes

Une seule chose me frappe, c’est le caractère de noblesse et de beauté qui distingue ce simple édifice d’utilité publique. Evoquez devant le marché de Thimgad les plus fastueuses de nos halles modernes, nos gares monumentales, nos palais scolaires, — tout cela paraîtra vulgaire et mesquin par comparaison. Jamais, je pense, on n’a su fondre le beau et l’utile d’une façon plus harmonieuse et plus parfaite.
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