Auteur : Louis Bertrand, Revue des Deux Mondes
“ La Ville savait bien qu’il n’y a pas de trêve possible avec la Barbarie et qu’il faut lutter sans cesse et toujours, ne fût-ce que pour la beauté de la lutte. Quand on ne lutte plus, c’est que la mort est proche ! Rome, à l’exemple de l’Hellade, en vint à considérer la victoire comme une sorte d’état de grâce habituel, où elle se maintenait sans effort. Aussi, lorsqu’elle se contemplait elle-même sous les traits de la Victoire personnifiée, elle voulait que son image n’eût rien de désordonné ni de farouche, rien qui rappelât le carnage, la fureur des combats, la violence brutale. ”
