Meule (agriculture)

Définition et enjeux

Portrait de Édouard Lecouteux Édouard Lecouteux,  Traité élémentaire de l'agriculture du département de la Seine (1840)

“ Les meules ont plus économiques que les granges, mais elles présentent moins de garantie contre les mauvais temps ; elles conservent mieux les pailles fourrageuses. On les élève sur un sous-trait très-épais et parfaitement horizontal, car, s'il était incliné, la meule coulerait; aussitôt terminée, la meule doit être couverte.
On creuse autour d'elle une rigole afin d'en détourner les eaux.
BATTAGE DES GRAINS. — Aux environs de Paris, les
grains se battent ordinairement au fléau
”
Source : Gallica

Portrait de François Rozier François Rozier,  Cours d’agriculture

“ Plus le grain d’une meule est serré & compacte, plus la meule pèse, & moins elle s’use promptement. Aussi, un Hollandois qui auroit à faire construire un moulin, par exemple, dans la partie voisine du Pont de Saint-Esprit, & qui n’auroit pas une espèce de marbre comme celui des meules qu’il tire des environs de Namur, ne balanceroit pas à faire tailler les laves dures qui sont à cent toises du Rhône, vis-à-vis Montélimard. ”
Source : Wikisource

Hyacinthe Daudin,  Le Nouveau Théâtre d'agriculture… (1864)

“ Quand la meule s'élève hors de la portée des voitures, on y pose deux longues perches saillantes, qui reçoivent un petit plancher, sur lequel un homme reçoit les gerbes, et les passe à un autre, au-dessus de lui. La meule achevée, il ne faut pas tarder à la faire couvrir, par un ouvrier spécial, d'une espèce de toit de paille qui doit la mettre à l'abri de la pluie et de la neige, jusqu'à ce qu'on rentre les gerbes dans la grange, ou qu'on les batte sur place, avec une machine mobile. ”
Source : Gallica

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