Bluterie

Définition et enjeux

Portrait de François Rozier François Rozier,  Cours d’agriculture

“ Par le moyen de cette bluterie, on a toujours un gruau plus parfait qu’avec un dodinage, mais il faut bien prendre garde que la bluterie ne se gomme, c’est-à-dire, ne s’engraisse par les gruaux trop mous. C’est ce qui arrive encore quand le bluteau supérieur ne blute pas suffisamment, ou blute mal, parce qu’alors il tombe dans la bluterie cylindrique de la farine de bled, ou de la fleur avec les gruaux, ce qui gomme la soie. ”
Source : Wikisource

Ch. Touaillon fils,  Les industries agricoles alimentaires et le broyage des engrais… (1879)

“ Pour la bluterie à gruaux, on prend les numéros 50 jusqu'à 100; mais, contrairement à la bluterie à farine, ce sont les numéros les plus fins qui sont en tête. Il en est de même du blutage à sons qui commence au no 40 et finit au no 8.
Les carcasses des bluteries font 28 à 30 révolutions par minute, lorsqu'elles ont 90 centimètres à 1 mètre de diamètre ; mais au-dessus la vitesse diminue proportionnellement ; elle est déterminée par la chute des taquets qui doit produire un seul coup à chaque pan. Elles sont inclinées de la tête à la queue d'environ 3 à 4 centimètres par mètre
”
Source : Gallica

Marie-Nicolas Bouillet,  Dictionnaire universel des sciences… (1896)

“ Le bluteau est constitué par un couloir en étamine ou en soie, secoué à intervalles réguliers et produisant le bruit caractéristique ou tic tac du moulin. Il est généralement remplacé par la bluterie, carcasse à pans, recouverte de tissus de soie ou métalliques, de différentes grosseurs, tournant sur son axe dans un coffre en bois. Dans le blutoir, le cylindre muni de tamis est fixe ; un arbre central tourne et porte des brosses qui pressent les matières contre les parois. — Outre la meunerie, le blutage est employé dans un grand nombre d'industries (phosphates, ciments, céruse, etc.) ”
Source : Gallica

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