Résumé

Trois mois à l'armée de Metz : avec une carte des opérations… (1871)

Le ciel est magnifique et la lune éclaire le petit vallon que nous suivons. Malgré le feu de l'artillerie ennemie, nous ne voyons d'autre trace de la bataille d'hier qu'un cheval tué sur la route.
En bas nous trouvons de l'eau, sur laquelle nos chevaux se jettent avec avidité ; puis nous ramassons une petite botte de foin dans une grange; comme nous remontons, nous rencontrons sur la route une colonne d'artillerie, puis de l'infanterie, et quand nous revenons au bivouac, l'ordre vient de monter à cheval pour suivre la retraite.
Il est trois heures du matin.
Source : Gallica

Trois mois à l'armée de Metz : avec une carte des opérations… (1871)

Non, pas de mise en scène : l'Hôtel de Ville modeste, très modeste de Boulay, le poste en avant du péristyle, des chevaux d'estafettes attachés de ci de là, pendant que les cavaliers montent au quartier général; quelques charrettes chargées de foin qui passent.
Quelques centaines d'hommes entourent les musiciens: de quelles armes? de toutes. De quels grades? de tous. La musique entonne sans les paroles, Dieu soit loué — ce chant merveilleux, et la fièvre nous empoigne tous : l'enthousiasme passe dans tous les cœurs.
Source : Gallica

Trois mois à l'armée de Metz : avec une carte des opérations… (1871)

A deux heures du matin, l'ordre nous est donné d'être prêts à cinq heures. A l'heure dite nous sommes à cheval. Nous rentrons à Metz et nous allons directement au fort de Queuleu, dans l'intention d'aller ensuite à Borny, comme il a été ordonné. Les dehors de la place sont tristes à voir. On rase les glacis d'abord, ce qui n'est rien, mais ensuite on abat tout ce qui est dans la zône * de servitude. Il y a là une foule de maisonnettes et de petits jardins qui faisaient le bonheur du petit monde de Metz. Ces pauvres gens sont en larmes, et nous maudissent de tout cœur.
Source : Gallica

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