Charles-Florimond Matton

Élements biographiques

Charles-Florimond Matton Le Croyant

Que vois-je ! à l’horizon l’onde s’est enflammée,
Et dans l’air tourbillonne une épaisse fumée.
Est-ce un brûlant volcan qui jaillit de la mer ?
Non, non, c’est un vaisseau qui fend le flot amer ;
Ainsi qu’un alcyon, sur la vague il s’élance ;
De la rive il approche, il entre au port... silence !!...
Une femme en descend ; le peuple, à son aspect,
S’incline et se découvre avec un saint respect.
C’est la veuve d’un roi ; de deuil elle est vêtue ;
Son âme a bien souffert, mais n’est point abattue,
Car rien n’abat un cœur où domine la foi.
Louise, c’est ta mère
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Charles-Florimond Matton Le Croyant

Et le prêtre, à genoux, implore le Très-Haut.
En ce suprême instant d’angoisse et de misère,
Détracteur du Croyant, qu’as-tu fait pour ton frère ?
Toi qui parlais si bien de ton humanité,
Qui vantais la douceur de la fraternité,
Qu’as-tu fait, qu’as-tu fait pour calmer son martyre ?
Rien, pour le consoler tu n’avais rien à dire.
Le soir, dans la bruyère et dans le fond des bois,
Le peuple entend gémir de lamentables voix ;
Les airs sont infectés d’une vapeur mortelle ;
L’oiseau, morne, inquiet, soulève à peine une aile
Qui ne peut soutenir son languissant essor.
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Charles-Florimond Matton Le Croyant

Ont besoin que le Ciel aujourd’hui les seconde.
Ah ! demande pour nous, Louise, au Tout-Puissant,
Qu’il daigne nous garder ce noble et bel enfant
Dont le front doit un jour ceindre le diadème.
En paix il régira la Belgique qui l’aime.
Nos cœurs reconnaissants, s’il exauce ces vœux,
S’élèveront vers Dieu comme un encens pieux.
Lorsque sur l’océan plane la froide brume,
Dans les champs de l’espace une étoile s’allume,
Et ses rayons amis qui tremblent sur les flots,
Ramènent l’espérance au cœur des matelots ;
Mais, hélas !... tout à coup l’étoile s’est éteinte
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