Charles-Florimond Matton

Résumé

Charles-Florimond Matton Le Croyant

Que vois-je ! à l’horizon l’onde s’est enflammée,
Et dans l’air tourbillonne une épaisse fumée.
Est-ce un brûlant volcan qui jaillit de la mer ?
Non, non, c’est un vaisseau qui fend le flot amer ;
Ainsi qu’un alcyon, sur la vague il s’élance ;
De la rive il approche, il entre au port... silence !!...
Une femme en descend ; le peuple, à son aspect,
S’incline et se découvre avec un saint respect.
C’est la veuve d’un roi ; de deuil elle est vêtue ;
Son âme a bien souffert, mais n’est point abattue,
Car rien n’abat un cœur où domine la foi.
Louise, c’est ta mère
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Charles-Florimond Matton Le Croyant

Et le prêtre, à genoux, implore le Très-Haut.
En ce suprême instant d’angoisse et de misère,
Détracteur du Croyant, qu’as-tu fait pour ton frère ?
Toi qui parlais si bien de ton humanité,
Qui vantais la douceur de la fraternité,
Qu’as-tu fait, qu’as-tu fait pour calmer son martyre ?
Rien, pour le consoler tu n’avais rien à dire.
Le soir, dans la bruyère et dans le fond des bois,
Le peuple entend gémir de lamentables voix ;
Les airs sont infectés d’une vapeur mortelle ;
L’oiseau, morne, inquiet, soulève à peine une aile
Qui ne peut soutenir son languissant essor.
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Charles-Florimond Matton Le Croyant

Le vice est son ami, l’orgueil est son idole ;
Rien n’est sacré pour lui, pas même la parole,
Et, nouvel Encelade, escaladant le ciel,
Il irait, s’il pouvait, détrôner l’Éternel.
Mais du Très-Haut, pourtant, faiblit la patience ;
Enfin il s’est levé le jour de la vengeance,
Et bientôt tomberont ces hommes orgueilleux.
Le glaive du Seigneur est suspendu sur eux.
Entendez-vous mugir l’ouragan plein de rage ?
Dans les champs de l’Éther roule un sombre nuage
Ses flancs sont sillonnés par de brûlants éclairs,
Vastes serpents de feu s’agitant dans les airs.
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