Alfred de Vigny

Alfred de Vigny

Résumé

Portrait de Alfred de Vigny Alfred de Vigny La maison du berger : poème (1844)

La montagne est ton temple et le bois sa coupole, L'oiseau n'est sur la fleur balancé par le vent, Et la fleur ne parfume et l'oiseau ne soupire Que pour mieux enchanter l'air que ton sein respire ; La terre est le tapis de tes beaux pieds d'enfant.
Eva, j'aimerai tout dans les choses créées, Je les contemplerai dans ton regard rêveur Qui partout répandra ses flammes colorées, Son repos gracieux, sa magique saveur : Sur mon coeur déchiré viens poser ta main pure, Ne me laisse jamais seul avec la Nature
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Vigny Alfred de Vigny La maison du berger : poème (1844)

Sur ce taureau de fer qui fume, souffle et beugle, L'homme a monté trop tôt. Nul ne connaît encor Quels orages en lui porte ce rude aveugle, Et le gai voyageur lui livre son trésor ; Son vieux père et ses fils, il les jette en otage Dans le ventre brûlant du taureau de Carthage, Qui les rejette en cendre aux pieds du Dieu de l'or.
Mais il faut triompher du temps et de l'espace, Arriver ou mourir. Les marchands sont jaloux. L'or pleut sous les charbons de la vapeur qui passe, Le moment et le but sont l'univers pour nous.
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Vigny Alfred de Vigny La maison du berger : poème (1844)

Les tumultes du coeur, comme ceux de la mer, Ne sauraient empêcher ta robe nuancée D'amasser les couleurs qui doivent te former. Mais si tôt qu'il te voit briller sur un front mâle, Troublé de ta lueur mystérieuse et pâle, Le vulgaire effrayé commence à blasphémer,
Le pur enthousiasme est craint des faibles ames Qui ne sauraient porter son ardeur ni son poids. Pourquoi le fuir ? – La vie est double dans les flammes. D'autres flambeaux divins nous brûlent quelquefois : C'est le Soleil du ciel, c'est l'Amour, c'est la Vie
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature