Résumé

H. Comignan Marthe : poème maritime couronné par la Société académique de Saint-Quentin… (1877)

Marthe quand le vieillard s'était levé, terrible, Avait baissé le front et comme lui jugea Que la mort était juste et n'était pas horrible, Qu'elle la méritait ! Soudain elle songea Qu'elle aimait, qu'elle était aimée et que la vie Tressaillait dans son sein. elle vit l'avenir, Elle se redressa, chancelant, poursuivie Par toute la douleur qu'un cœur peut contenir ; Elle cria ; pardon ! La voix de la tempête Couvrit seule sa voix, ayant baissé la tête Le vieillard, oubliant que la mort l'entourait Ne songeait qu'à la honte où son honneur sombrait.
Source : Gallica

H. Comignan Marthe : poème maritime couronné par la Société académique de Saint-Quentin… (1877)

Ceci : Dès que la barque au lointain fut perdue, Et qu'il se vit bien seul dans l'immense étendue, Le vieillard se leva tenant, entre ses yeux, L'abîme de la mer et l'abîme des cieux Et, simplement, il dit : — Marthe, je suis le juge !
Après le déshonneur, il n'est plus qu'un refuge : La Mort!.
..- Prépare-toi, car nous allons mourir.
Regarde !
A l'horizon, on voyait accourir Les coursiers de l'orage et déjà, sur leurs têtes, Les nuages montaient, en couvrant le ciel bleu, Au grondement lointain, précurseur des tempêtes,
Marthe voulut parler, il lui dit :r — Pense à Dieu !
Source : Gallica

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