Résumé

Portrait de André Theuriet André Theuriet Les Saisons (A. Theuriet)

Vibre comme une tendre et limpide musique.
La nature a gardé, même aux jours du déclin,
Sa suprême harmonie et son rhythme divin ;
Une pâle vapeur flotte sur l’avenue,
Et la lune, à travers les blancheurs de la nue,
Brille comme un signal tendre et mystérieux ;
Un doux flambeau d’amour semble éclairer les cieux.
L’amour !... Ton sein tressaille à cette seule idée,
Blonde épouse, et ton âme en est tout obsédée ;
L’amour, tu n’en connais ni les rêves charmans,
Ni les chères douleurs, ni les ravissemens !
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Portrait de André Theuriet André Theuriet Les Saisons (A. Theuriet)

Et près des peupliers aux frissonnans murmures,
Mille fois plus heureux encor les amoureux,
Qui marchent triomphans sous les molles ramures !
Ils montent vers les bois épanouis ; là-bas
Les taillis ont pour eux des champs de fraises mûres.
L’amour luit dans leurs yeux et sonne dans leurs pas,
Non point l’amour tremblant qui doute et qui soupire,
Mais le dieu qui n’a plus à livrer de combats
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