Jacques Normand, Revue des Deux Mondes
“ La Terre en effet ne fut pas toujours un astre éteint et obscur ; jadis toute bouillonnante et fluide, et vierge encore de l’humaine souillure, elle rayonnait autour d’elle la chaleur et la lumière dans l’ardente splendeur de sa vie inorganique. Maintenant, une écorce froide et rigide enferme comme en un dur cercueil les dernières palpitations du feu intérieur dont elle fut radieuse. L’humanité n’est apparue sur elle que lorsque déjà sa surface avait pris la frigidité et la rigidité cadavériques. Le froid au contraire, si intense qu’il soit, ne détruit pas la vie. ”
