Henri Poincaré

Henri Poincaré

Résumé

Portrait de Henri Poincaré Henri Poincaré Thermodynamique

Les deux principes de Mayer et de Clausius lui assureront-ils des fondations assez solides pour qu’il dure quelque temps ? Personne n’en doute ; mais d’où nous vient cette confiance ?
Un physicien éminent me disait un jour à propos de la loi des erreurs : « Tout le monde y croit fermement parce que les mathématiciens s’imaginent que c’est un fait d’observation, et les observateurs que c’est un théorème de mathématiques. » Il en a été longtemps ainsi pour le principe de conservation de l’énergie. Il n’en est plus de même aujourd’hui ; personne n’ignore que c’est un fait expérimental.
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Portrait de Henri Poincaré Henri Poincaré Thermodynamique

Remarquons que dans le cas de la température nous avons, contrairement à ce que nous venons de faire pour la quantité de chaleur, spécifié la nature du corps thermométrique avant de définir ce qu'on entend par température plus élevée qu'une autre. Si tous les corps augmentaient de volume lorsque leur température s'élève, nous aurions pu, après la définition des températures égales, dire qu'un corps B est à une température plus élevée qu'un corps A, lorsque, ces corps étant mis en présence, le volume de B diminue tandis que celui de A augmente.
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Nous pouvons donc avec une force donnée faire monter un corps dont le poids est à cette force dans un rapport , plus grand que l’unité. Mais, si nous multiplions la force, nous ne créons pas de travail, car la vitesse du point d’application de la résistance est à celle du point d’application de la puissance dans le rapport , inverse du précédent. En un mot, le travail de la résistance est égal à celui de la puissance.
Galilée vérifia cette égalité pour le moufle et, en général, pour toutes les machines simples.
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