Paul Alfassa

Résumé

Paul Alfassa L'enseigne de Gersaint (1910)

Quant à ce qu'on dit de la « savante timidité » de l'exécution, cela prouve évidemment que deux personnes peuvent voir le même tableau avec des yeux bien différents. Je n'ai trouvé aux toiles de Berlin aucune timidité, au contraire. Je crains qu'on ne confonde quelquefois la liberté de l'exécution avec son imprécision : la plus rapide esquisse peut être très « précise ». L'Enseigne de Berlin montre partout de ces accents vifs et précis qui sont tout à fait caractéristiques de Watteau, et dont la pratique quotidienne du crayon de sanguine lui avait donné l'habitude.
Source : Gallica

Paul Alfassa L'enseigne de Gersaint (1910)

Il est d'accord, quant à la construction et aux détails, avec cette copie et, par suite, avec la gravure. Il n'a contre lui que l'obscurité qui règne sur un point de son histoire : le fait contradictoire que ses proportions ne sont pas les mêmes que celles de l'estampe, tandis que les mesures inscrites sous cette même estampe concordent avec les siennes. Mais, vous l'avez vu, ce fait n'est pas inexplicable; je n'y trouve pas une raison suffisante de douter que le tableau de Berlin soit bien l'original.
Source : Gallica

Paul Alfassa L'enseigne de Gersaint (1910)

Ce qui m'assure encore dans l'opinion que la peinture a été vite faite, c'est d'abord la comparaison avec le Rendez-vous de chasse, tableau à peu près contemporain, fait celui-là tout à loisir, et où le travail, plus soigné, plus fondu, évidemment plus souvent repris, n'est, malgré de grandes ressemblances, pas le même; c'est aussi le fait que le tableau de Berlin a relativement peu souffert des nettoyages et des restaurations; je ne vois guère, parmi les personnages, que la femme en jaune, derrière le comptoir, qui paraisse avoir été vraiment gâtée.
Source : Gallica

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