Résumé

L. Cellier Antoine Watteau, son enfance, ses contemporains… (1867)

C'est un portrait encore, celui de Marguerite Pater, sœur de l'auteur, qui s'est plu à la vêtir d'un costume de princesse de théâtre dont la digne bourgeoise n'aurait certainement jamais osé s'affubler. Il lui a donné un corsage d'étoffe verte à ramages, ornée d'une superbe dentelle de Valenciennes, avec un manteau rouge doublé de soie jaune. Le tout est d'un ton très-fin et s'harmonise on ne peut mieux avec un fond de paysage; on regrette seulement que des incorrections de dessin déparent ce joli tableau.
Source : Gallica

L. Cellier Antoine Watteau, son enfance, ses contemporains… (1867)

Je me tairai également sur son retour à Valenciennes dont M. Ars. Houssaye a tracé une peinture si romanesque et si peu en harmonie avec les mœurs de l'époque. Il faudrait répéter ce qui est écrit partout, ou entreprendre à grands frais des recherches que je ne suis pas à même de faire ici.
Il ne faut pas non plus s'arrêter au récit assez suspect que fait Gersaint de l'admission du peintre des fêtes galantes à l'académie des Beaux-Arts. Ces amusantes fictions des biographes finissent, comme les mensonges de Figaro, par devenir de grosses vérités ; acceptons-les, mais en faisant nos réserves.
Source : Gallica

L. Cellier Antoine Watteau, son enfance, ses contemporains… (1867)

N'est-il pas vrai qu'après avoir cité les noms de Watteau et de Pater pour la peinture, d'Eisen pour le dessin, de Saly pour la sculpture, c'est-à-dire quatre des plus hautes personnalités artistiques du dernier siècle, n'est-il pas vrai que l'on est fondé à soutenir que cet art, qui par sa coquetterie, son élégance et son allure spirituelle a mérité d'être nommé l'art français par excellence, est sorti tout entier de Valenciennes, comme jadis la peinture flamande eut en quelque sorte son point de départ dans la même ville, au temps d'Harlinde et de Renilde.
Source : Gallica

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