Résumé

Musée du Louvre Histoire des collections de peintures au Musée du Louvre (1930)

La Révolution précise, amplifie le programme du comte d'Angiviller. Le Muséum sera comme une encyclopédie du génie plastique ; classé par pays et par époques, il permettra de suivre le développement de la peinture depuis les primitifs si dédaignés jusque-là. Il deviendra dans la France libre, seule capable, selon les idées révolutionnaires, de le favoriser et de seconder son but, un sanctuaire où les peuples s'élèveront par la connaissance de la beauté. Pour le rendre magnifique et efficace, on centralise les œuvres d'art, on profite de toutes les occasions qui s'offrent pour les capter.
Source : Gallica

Musée du Louvre Histoire des collections de peintures au Musée du Louvre (1930)

Tel est l'art mis en vigueur alors, art dit noble, parce qu'il relève de l'esprit. En son nom, on réprouve comme bas l'art qui relève des sens, et qui, né d'un regard naïf sur la réalité, ne songe qu'à plaire aux yeux. Rubens, malgré son imagination, malgré son fatras classique, est condamné pour son naturalisme et pour son charme pictural. Quant aux Hollandais qui ne jouissent d'aucune circonstance atténuante, leur abjection est telle qu'on préfère les ignorer. Sous Louis XIII, pendant la minorité de Louis XIV, il n'entre pas de Flamands dans le cabinet royal, qui, d'ailleurs, s'accroît peu.
Source : Gallica

Musée du Louvre Histoire des collections de peintures au Musée du Louvre (1930)

Mais il faut attendre le règne de Louis XV, le milieu du XVIIIe siècle, pour trouver, entre Français et Bataves, mieux que des analogies pittoresques : une parenté de sentiment.
Pour Chardin, prosaïque et grave comme les meilleurs Hollandais, la réalité n'est plus une amusette, il la contemple avec un respectueux amour. Dans ses « Intérieurs » bourgeois, le sens de l'intimité le relie à Terborch, à Metsu, ou à Pieter de Hooch encore ignoré. Il inaugure, d'autre part, ces pénétrants portraits de choses que Desportes et Oudry dans leurs natures mortes à la flamande n'avaient guère soupçonnés.
Source : Gallica

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