Lucien Plédy

Élements biographiques

Lucien Plédy Brouage : ville forte du XVIe et du XVIIe siècle… (1925)

MARIE MANCINI L'ingénue, — c'est Marie — nous la connaissons déjà.
Elle n'est peut-être pas belle, mais elle est pire, c'est une Rosine italienne (1) . Des yeux de flamme, des dents éblouissantes, des cheveux noirs admirables, du charme et ce que Louis ne retrouvera ni avec sa femme, ni avec ses maîtresses, de l'esprit. Elle a dix-huit ans. Elle est la nièce de l'homme le plus puissant de France. Elle habite un Palais. Un Roi de vingt ans l'aime, le lui dit, il l'appelle « ma Reine ».
Source : Gallica

Lucien Plédy Brouage : ville forte du XVIe et du XVIIe siècle… (1925)

On empêchait le mariage de Marie-Thérèse avec l'Empereur Léopold et on évitait, ainsi, l'union de l'Espagne et de l'Autriche. C'est cette œuvre française magnifique qui pouvait être compromise par les amours de deux enfants.
D'autre part, Mazarin, qui n'avait jamais été très tendre pour Marie, et qui, lui aussi, l'avait souvent traitée en Cendrillon, craignait peut-être de l'avoir pour Reine. Il négociait, avec ardeur, le mariage espagnol.
LE MARIAGE ESPAGNOL L'on n'aime bien qu'une seule fois : c'est la première; les amours qui suivent sont moins involontaires.
Source : Gallica

Lucien Plédy Brouage : ville forte du XVIe et du XVIIe siècle… (1925)

Notre liberté de décision n'est vraiment que bien relative. Chaque femme aime et se venge suivant son tempérament.
La douce Louise de la Vallière, abandonnée, se retire dans un couvent ; Mme de Montespan, qui était toute fureur va jusqu'au crime et tente d'empoisonner le Roi ; Marie de Mancini, avant tout orgueilleuse, ne veut pas jouer le rôle d'une abandonnée; elle veut, par un mariage princier, continuer à exciter l'envie et la jalousie des dames de la Cour.
Mais ce n'est que du dépit amoureux. Elle ne parvient pas à oublier le Roi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature