Marie Mancini

Définition et enjeux

Amédée Renée Les nièces de Mazarin : études de moeurs et de caractères au XVIIe siècle… (1857)

Marie Mancini avait d'heureuses facultés : elle était courageuse, spirituelle et fière. Elle ressemblait un peu à cette reine Christine, qu'elle voyait à Rome intimement : elle aussi subordonna tout à ses désirs et à ses passions ; elle franchit la dernière barrière qu'une société facile lui opposait encore. Elle fit mentir les prédictions de l'astrologie, car elle ne troubla point le monde ; la pauvre femme, hélas ! ne bouleversa que sa propre vie.
Source : Gallica

Lucien Plédy Brouage : ville forte du XVIe et du XVIIe siècle… (1925)

MARIE MANCINI L'ingénue, — c'est Marie — nous la connaissons déjà.
Elle n'est peut-être pas belle, mais elle est pire, c'est une Rosine italienne (1) . Des yeux de flamme, des dents éblouissantes, des cheveux noirs admirables, du charme et ce que Louis ne retrouvera ni avec sa femme, ni avec ses maîtresses, de l'esprit. Elle a dix-huit ans. Elle est la nièce de l'homme le plus puissant de France. Elle habite un Palais. Un Roi de vingt ans l'aime, le lui dit, il l'appelle « ma Reine ».
Source : Gallica

Eugène Le Brun Dalbanne Etude sur Pierre Mignard, sa famille et quelques-uns de ses tableaux… (1867)

Il est donc certain que notre portrait ne représente pas la nièce de Mazarin, Marie Mancini, cette brune Italienne à qui l'amour avait prêté tant de charmes qu'elle fut bien près de monter, malgré le cardinal, sur le premier trône du monde. Marie Mancini était loin d'être belle, mais « elle avait de l'esprit comme un
ange et des yeux si tendres et si languissants 1 » qu'on pouvait difficilement leur résister. Louis XIV le savait bien quand elle lui fit cet adieu : « Vous m'aimez, Sire, vous pleurez; vous êtes roi, et cependant je pars !. »
Source : Gallica

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