Comtesse de Soissons

Définition et enjeux

Jules Cousin,  Les nièces de Mazarin : études de moeurs et de caractères au XVIIe siècle… (1856)

“ « M. le prince de Parme, écrivait la mère du maréchal de Villars, est donc amoureux de la comtesse de Soissons? Ce n'est pas un joli galant. Ce n'est pas aussi que, s'il avoit cent mille écus dans son coffre, il ne les dépensât en un jour mieux qu'aucun homme du monde pour plaire à sa dame. Le roi notre maître ne pourroit pas souhaiter un autre gouverneur en Flandre pour Sa Majesté Catholique »
La comtesse de Soissons, qui devait passer trente ans à l'étranger et y mourir, laissait en France une nombreuse famille et de grands biens.
”
Source : Gallica

Souvenirs du règne de Henri IV. Les amours de Catherine de Bourbon… (1879)

“ Là dessus la comtesse engagea Catherine à suivre les mouvements de son cœur et à épouser le comte de Soissons; et, comme la princesse se récriait en disant : « Comment, moi, épouser un perfide! — Non, madame, il ne l'est pas, » répondit Corisande ; « il vous aime pour le moins autant que vous l'aimez ; il ne vous a jamais trahie. On vous a trompés tous les deux. Je vais vous donner les preuves les plus convaincantes de l'innocence du comte, » et elle dévoila tout. ”
Source : Gallica

Portrait de Voltaire Voltaire,  Œuvres complètes de Voltaire

“ L’affaire de la comtesse de Soissons et du maréchal de Luxembourg fut plus sérieuse. Le Sage, la Voisin, la Vigoureux, et d’autres complices encore, étaient en prison, accusés d’avoir vendu des poisons qu’on appelait la poudre de succession ; ils chargèrent tous ceux qui les étaient venus consulter. La comtesse de Soissons fut du nombre. Le roi eut la condescendance de dire à cette princesse que, si elle se sentait coupable, il lui conseillait de se retirer. Elle répondit qu’elle était très-innocente ; mais qu’elle n’aimait pas à être interrogée par la justice. ”
Source : Wikisource

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