Maxime Laurendeau

Maxime Laurendeau Les sièges de Soissons en 1814… (1868)

Peut-être aussi le département de l'Aisne n'eût-il pas été le théâtre des sanglantes batailles de Craonne et de Laon, et la chûte de l'Empire eût-elle eu lieu vers le milieu de février; mais personne ne peut affirmer les conséquences d'un fait qui ne s'est pas réalisé : l'éventualité de la destruction de l'armée de Blucher sous les murs de Soissons, ne doit-elle pas être de ce nombre ?
Source : Gallica

Maxime Laurendeau Les sièges de Soissons en 1814… (1868)

L'activité que met Napoléon à rétablir le pont de La Ferté-sous-Jouarre , l'impatience qu'il éprouve d'être arrêté et de ne pouvoir s'élancer sur son ennemi, démontrent clairement que la tentative de passer l'Ourcq n'était pas, de la part de Blucher, une aussi grande imprudence que M. Thiers le dit ; puisqu'après son échec il lui restait encore deux jours d'avance sur Napoléon et sur ses maréchaux ; et que s'il eût réussi il ne lui eût pas fallu trente-six heures pour se trouver aux portes de Paris. C'est en vain que dans sa fébrile impatience Napoléon (2) .
Source : Gallica

Maxime Laurendeau Les sièges de Soissons en 1814… (1868)

Ils s'arrêtèrent à Hartennes pour être plus à portée de Napoléon, dans le cas où il les appellerait à lui et leur ordonnerait de marcher sur Braine ; ils poussèrent une forte reconnaissance à Buzancy qu'ils trouvèrent gardé par une avant-garde ; elle recula devant eux. Ils établirent leur armée en arrière de ce village et se bornèrent à pousser sur Soissons une colonne de cavalerie appuyée par une brigade d'infanterie. La ville était couverte à ce moment-là par une cavalerie nombreuse que soutenaient des masses d'infanterie, enfin tout ce qui n'avait point encore passé l'Aisne.
Source : Gallica

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