Bataille de Craonne

Définition et enjeux

Édouard-Henri de Bouyn Cours d'art et de tactique militaire… (1865)

Un général ne livrera donc une pareille bataille que lorsqu'il commandera des troupes très-inférieures en nombre et en qualité; qu'il occupera d'ailleurs une forte position et qu'il ne se sentira pas assez de génie pour lutter avec son adversaire. Cependant une armée devra se tenir sur la défensive lorsqu'elle sera le pivot d'un mouvement stratégique auquel elle se liera immédiatement. Ainsi la bataille de Craonne de la part des alliés était défensive absolue, car cette position était le pivot d'un rabattement effectué par Blucker sur les lignes françaises.
Source : Gallica

Jean-Marie Félix Girod de l'Ain Dix Ans de mes souvenirs militaires… (1873)

Nous perdîmes beaucoup de monde à cette bataille de Craonne : mon camarade Bernelle y eut un frère, officier supérieur dans la jeune garde, tué; en outre du général La Ferrière dont j'ai parlé plus haut, le général Meunier, mon ancien colonel, qui commandait une division de jeune garde, y fut grièvement blessé, et bien d'autres encore. L'avantage nous resta, néanmoins ; mais ce fut comme la dernière lueur de cette étoile naguère si brillante de Napoléon !
Source : Gallica

Camille Leroux La Grande revanche, campagnes de France… (1919)

Bataille de Craonne et de Moronvilliers (16-18 avril et 5 mai 1917) .
Le pivot de la forteresse de Vimy ayant sauté sous la pression du maréchal Douglas Haig, le général Nivelle, selon le plan combiné, tenta de briser à son tour l'autre charnière; le célèbre plateau de Craonne illustré par la victoire de Napoléon en 1814 sur le vieux Blücher.
Le maréchal Hindenburg avait rassemblé entre Soissons et Auberive, c'est-à-dire sur les plateaux de Craonne et de Moronvilliers, quarante divisions (500.000 hommes) .
Source : Gallica

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