Jules Queneau

Élements biographiques

Jules Queneau Historique du 9e régiment de hussards août 1914-novembre 1918 (1920)

Période de rudes fatigues au cours de laquelle les hommes et les chevaux se reposent à peine le temps de boire et de manger, pas toujours à leur soif et à leur faim; les effectifs fondent à vue d'œil pour descendre à 75 et 80 sabres par escadron. Les pertes sont sérieuses, mais l'ardeur de tous ne fait que s'accroître dans la fièvre de la bataille : les actes de bravoure, d'audace, de dévouement éclosent nombreux.
Source : Gallica

Jules Queneau Historique du 9e régiment de hussards août 1914-novembre 1918 (1920)

Des avions de bombardement survolent la région amie et ennemie à multiples reprises, jetant l'émoi et parfois la mort dans les villages et les innombrables bivouacs. Au jour, le calme se rétablit, la circulation devient rare; on souffle pour recommencer le soir.
La 154e division d'infanterie (général Breton) , détachée au 18e corps d'armée, est à notre droite face à Craonne; le 4e escadron lui fournit de nombreux coureurs, agents de liaison, observateurs, qui s'y conduisent admirablement et valent à l'unité les éloges les plus mérités.
Source : Gallica

Jules Queneau Historique du 9e régiment de hussards août 1914-novembre 1918 (1920)

On vit les cavaliers partout; partout où il fut besoin de dévouement avisé, de bravoure stoïque, d'abnégation, d'endurance, on lit appel au cavalier : modeste, il répondit à tout, lit de son mieux et, bon garçon, accueillit avec gouaille, mêlée parfois d'un peu de tristesse, certains quolibets dont il peut aujourd'hui se faire un titre de gloire.
Tour à tour cavalier, fantassin, mitrailleur, grenadier, agent de liaison, convoyeur de prisonniers ou de chevaux éclopés, planton à toutes les circulations, travailleur aux tranchées, téléphoniste
Source : Gallica

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