Bernard de Clairvaux,
Œuvres de Saint Bernard
“ Si, comme nous l’avons rappelé plus haut, la confiance est propre à contenir la miséricorde, et la patience la justice, quel sera le récipient réservé à la grâce ? La grâce est un baume d’une pureté exquise : elle demande un vase très-solide. Or, qu’y-a-t-il d’aussi pur, d’aussi solide que l’humilité du cœur ? C’est donc avec raison que Dieu donne la grâce aux humbles, et qu’il abaisse les yeux sur la bassesse de sa servante. Pourquoi, me direz-vous ? Parce qu’un cœur humble n’est occupé par aucun mérite humain qui empêche la plénitude de la divine grâce d’y descendre à flots. ”
