Résumé

Aimé Derode Bataille de Fère-Champenoise, par M. Derode (1838)

Déjà grondait dans le lointain le canon de l'armée française avant-coureur de leur perte, quand la capitulation inattendue de Soissons (3 mars) livra le passage de l'Aisne et sauva l'armée île Blûcher dénuée de pontons*. Cette forteresse opposait donc maintenant à nos troupes une barrière inexpugnable, et quand, plus au midi, les progrès de Schwarzenberg, poussant sur Paris un autre corps d'armée français, allaient forcer Napoléon à se rabattre encore une fois sur lui, Blûcher, à 25 lieues de Paris, pouvait s'attacher presbue sans obstacle à ses pas!
Source : Gallica

Aimé Derode Bataille de Fère-Champenoise, par M. Derode (1838)

On vit Marmont sans chapeau, courir entraîné, comme Mortier, par les fuyards. Tous deux trouvèrent un asile dans les carrés de l'infanterie qui avaient à peine eu le temps de se former. Mais les amorces ne prenant pas feu, ils ne pouvaient faire usage que de leurs baïonnettes.
Déchirés par la mitraille, deux carrés de la brigade Jamin furent sabrés et leur général pris. Les autres carrés ne furent pas entamés, et la bonne contenance de ceux qui flanquaient les extrémités de notre ligne donna le temps à la cavalerie
de passer le ravin de Conantray et de se reformer de l'autre côté.
Source : Gallica

Aimé Derode Bataille de Fère-Champenoise, par M. Derode (1838)

Presque en même temps une manœuvre pareille avait lieu sur le front et sur le flanc droit de Marmont. Dans cette surprise, il se porta vivement de sa personne au milieu des premiers tirailleurs et du sifflement des balles. D'instants en instants augmentait la cavalerie ennemie. Dans le lointain se montraient à l'horizon de grosses masses noires d'infanterie. Il ne restait au maréchal d'autre parti qu'une prompte retraite, et, pour gagner quelques moments, il fit défendre le village de Soudé-Sainte-Croix par plusieurs compagnies de voltigeurs.
Source : Gallica

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