Résumé

Édouard Henry Siège et prise d'Épernay (1592… (1860)

Le séjour du duc de Parme en Brie et le siège d'Epernay le décidèrent à courir au plus pressé, se proposant ce double fruit (fin Juin) : « consoler la Champagne et se servir en passant des étrangers qu'il congédioit, contenter les étrangers en les accompagnant jusqu'à mi-chemin et en les dédommageant de ce qu'il n'avoit pu leur donner en paiement.» Il voulait surtout sauver Epernay, dont la perte lui serait très-fâcheuse, sachant bien qu'il s'agissait du salut de Châlons. « La place
n'est bonne, disait-il, mais j'espère que le bon nombre d'hommes qui est dedans pourra tenir quelques jours.»
Source : Gallica

Édouard Henry Siège et prise d'Épernay (1592… (1860)

Cependant, les accusations ne doivent tomber exclusivement ni sur les chefs, ni sur les soldats, ni sur les peuples, mais sur tous à la fois, car tous ont fait des fautes : de Rosne et Saint-Paul, en s'enfermant dans leurs places , sans sortie , sans direction ; de Villers, en pressant trop sa capitulation : un jour de plus , il eût été fortement secouru ; l'armée alliée, par sa lenteur à se réunir, par sa jonction à Reims, qui lui fit perdre des heures précieuses ; les Rémois , par leurs préoccupations personnelles, qui les rendirent trop avares de leurs soldats et de leurs munitions.
Source : Gallica

Édouard Henry Siège et prise d'Épernay (1592… (1860)

Mais, cette fois , leur ardeur est éteinte ; ils se font arracher ces munitions une à une, pique a pique , comme des gens épuisés, découragés , peu confiants dans M. de
Vîllers, homme indiscret et éventé, peu contents du sieur de Rosne et de Saint-Paul, qui dissipaient leurs soldats dans leurs places de l'Aisne et de la Meuse, au lieu de les masser vers la Marne pour garder Reims et Epernay. Leur plus grand chagrin est d'apprendre le départ de La Bourlotte, envoyé vers ChâteauThierry et Dormans.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature