Mary Shelley

Résumé

Mary Shelley Le Salmigondis

Une haine violente pour ses ennemis, un ardent amour pour sa ville natale, étaient les sentimens qui remplissaient constamment l’ame de l’infortuné proscrit. Il les implanta dans l’imagination active de son fils, où ils se développèrent avec une force singulière. Lorenzo Mancini n’avait que douze ans à l’époque de l’exil de son père, et ses pensées se reportaient avec une tendresse bien naturelle vers ce lieu où il avait passé une si heureuse enfance, au milieu des soins les plus empressés, des sourires toujours prodigués à la grandeur, de toutes les douceurs que donne l’opulence.
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Mary Shelley Le Salmigondis

« C’est un ange, car c’est Flora Mancini. »
—— « Mancini ! » répéta Fabiano, en prenant un air à la fois plus affable et plus respectueux : « Êtes-vous, madame, » dit-il, « la fille orpheline d’Ugo Mancini, la sœur de Lorenzo, remise par lui sous ma garde ? » Depuis la soirée où il avait reçu cette noble marque de confiance, le comte, grace au soin constant que sa pupille prenait de l’éviter, ne l’avait point revue. Elle répondit à sa demande par un salut affirmatif, mais son cœur oppressé ne lui permit pas de proférer une seule parole.
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Mary Shelley Le Salmigondis

Son unique plaisir, dans les intervalles de calme du pauvre malade, était d’entendre de sa bouche les louanges de leur ville natale, et l’histoire des griefs que de temps immémorial les Mancini avaient eus contre les Tolomei. Bien qu’il fut doué des plus nobles qualités, Lorenzo était Italien, et comme tel, l’amour de sa patrie, la haine des ennemis de sa famille dominaient toutes les autres passions dans son cœur, où la solitude, l’absence totale de distraction leur avait fait prendre une énergie plus qu’ordinaire.
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