Louis-Henri Moulin,  Les marins de la République : le vengeur et les droits de l'homme… (1894)

“ Cosmao était le fils d'un notaire, et déjà en l'an II capitaine de vaisseau ; il ignorait les règles les plus élémentaires de l'orthographe, comme les Renaudin, Infernet, Lucas et la plupart des généraux de terre et de mer, ses contemporains.
Ces hommes, presque tous des héros, savaient à peine lire et écrire, ne savaient pas l'orthographe, mais ils savaient se battre, faire au besoin le sacrifice de leur vie, et ils ont écrit avec leur sang et par leurs hauts faits l'histoire militaire de la République et de l'Empire. C'est après tout une manière d'écrire qui en vaut bien une autre !.
”
Source : Gallica

Louis-Henri Moulin,  De l'hérédité du trône et de la pairie…

“ L'hérédité du pouvoir, où qu'elle soit, est absurde aux yeux de la raison. Or, la raison triomphe toujours avec le temps; car la raison, ce n'est pas autre chose que l'humanité elle-même, se manifestant par des actes sensibles. En attendant, il faut obéir aux préjugés, aux moeurs, aux traditions surtout qui ont, un si grand empire sur les peuples. Le peuple est, comme l'homme, esclave de ses habitudes ; mais quand ses habitudes choquent sa raison, il s'en détache et s'en fait d'autres. ”
Source : Gallica

Louis-Henri Moulin,  Le carnaval et les causes grasses au Parlement (1885)

“ Anne Robert, l'une des victimes de la Saint-Barthélémy, que Larocheflavin appelle « éloquent avocat », eut aussi sa cause grasse, cause de congrès, à la fin du même siècle.
La pudeur de notre ancien bâtonnier, l'honnête et bon Gaudry, s'effarouche à la lecture du plaidoyer d'Anne Robert, et ne saurait s'empêcher de gourmander vertement l'avocat. « On ne peut rien imaginer, dit-il, de plus grossier sous forme prétendue légère ; nous nous demandons comment un avocat a osé dire, et comment le Parlement a osé entendre de telles choses » (2) !
”
Source : Gallica

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