Résumé

Louis-Henri Moulin Le carnaval et les causes grasses au Parlement (1885)

Il n'a point fait de différence entre la tranquillité du mariage et les troubles d'un fâcheux procès; entre l'amour d'une femme et sa fureur ; entre ses caresses et ses outrages; entre la liberté de tout ce qui se fait naturellement et la nécessité d'obéir précisément à un arrêt ; entre ce qui est volontaire et ce qui est forcé; entre une action dont le secret couvre la honte, et la même action publique, dont seize personnes devront être les témoins; en un mot, entre l'honnêteté du mariage et l'infamie du congrès.
Source : Gallica

Louis-Henri Moulin Le carnaval et les causes grasses au Parlement (1885)

Anne Robert, l'une des victimes de la Saint-Barthélémy, que Larocheflavin appelle « éloquent avocat », eut aussi sa cause grasse, cause de congrès, à la fin du même siècle.
La pudeur de notre ancien bâtonnier, l'honnête et bon Gaudry, s'effarouche à la lecture du plaidoyer d'Anne Robert, et ne saurait s'empêcher de gourmander vertement l'avocat. « On ne peut rien imaginer, dit-il, de plus grossier sous forme prétendue légère ; nous nous demandons comment un avocat a osé dire, et comment le Parlement a osé entendre de telles choses » (2) !
Source : Gallica

Louis-Henri Moulin Le carnaval et les causes grasses au Parlement (1885)

Jamais la biche, en rut, n'a pour fait d'impuissance, Traîné du fond des bois un cerf à l'audience ; Et jamais juge entr'eux, ordonnant le congrès, De ce burlesque mot n'a sali ses arrêts.
Voltaire écrivait, avant la suppression : « Il est triste et honteux pour nos tribunaux d'être réduits à éluder ce que sans doute ils voudraient abolir ; mais on trouve la superstition en possession de la maison, on n'ose pas l'en chasser tout d'un coup, et on se contente d'y loger avec elle. »
Source : Gallica

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