Résumé

Saint-Alespol Vingt et un mois de vie monastique (1868)

La pratique des trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, ainsi que d'une règle commune, ne suffit pas pour faire un bon religieux. Il faut encore qu'il soit humble, qu'il sache se mettre sous les pieds de tous et qu'il brille par la charité, c'est à dire, qu'il ne voie point les fautes d'autrui, qu'il excuse celles qu'il est obligé de voir et qu'il pardonne toujours, en songeant qu'il est homme et qu'il peut commettre à lui tout seul de plus grandes sottises que tous les autres ensemble.
Source : Gallica

Saint-Alespol Vingt et un mois de vie monastique (1868)

Il y a eu de bons religieux dans les premiers siècles de l'ère chrétienne. Ils vivaient dans les déserts, ils étaient véritablement chastes et pauvres ; les solitaires n'avaient pas à souffrir du vœu d'obéissance comme ceux qui vivaient en commun.
Il existe encore de bons religieux de nos jours, mais qu'ils sont rares et qu'il en endurent! Peut-être, en jetant un coup d'œil sur leur entourage, regrettent-ils d'avoir quitté le monde où ils auraient pu rendre de véritables services; mais, s'ils ont assez de vertu
pour garder le silence, ils peuvent devenir des saints.
Source : Gallica

Saint-Alespol Vingt et un mois de vie monastique (1868)

Tel est le mérite de cette très haute pauvreté, mes très chers frères, qu'elle vous a établis héritiers et rois du royaume des cieux; elle vous a fait pauvres de bien, mais riches en vertus; mes frères bien-aimés, attach-vous-y complétement, et, pour le nom de Natre-Seigneur Jésus-Christ, ne désirez rien autre chose sous le Ciel. Partout où seront et se rencontreront les frères, qu'ils se montrent les domestiques les uns des autres, car, si la mère nourrit et aime son fils selon la chair, avec combien plus de soin chacun doit-il aimer et nourrir son frère spirituel.
Source : Gallica

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