Auguste Sabatier

Définition et enjeux

John Viénot Auguste Sabatier (1927)

Bientôt on s'arracha Sabatier.
«A Pâques 1870, raconte Mlle Wust, notre professeur d'histoire, le bon M. Gottfried Stromwald, tomba malade. De semaine en semaine, on l'attendit et nos institutrices le remplacèrent de leur mieux. Mais avant les vacances de Pentecôte, Mlle E. Fuchs, notre directrice, nous annonça qu'un nouveau professeur le remplacerait. Qui serait-ce? Nous espérions que ce serait le professeur de nos jeunes amies du pensionnat de Mlle Munch, M. Auguste Sabatier, dont nous aimions si ardemment les belles prédications de St-Pierre-le-Vieux. » 'Ce fut lui, en effet.
Source : Gallica

John Viénot Auguste Sabatier (1927)

Voilà ce que Sabatier rapportait de ces trois mois d'agonie solitaire passés à Vallon. Il est descendu jusqu'au fond de l'abîme de la douleur et des problèmes qu'elle pose. Il a senti" définitivement détruits en lui-même tous les abris factices, les systèmes, les conventions, les habitudes, les langages de l'humanité. Sabatier sort de ce creuset plus libre à la fois et plus pur, plus riche en sa foi, parce qu'elle est maintenant « éprouvée ». Débarrassé déjà des formules imparfaites et changeantes, il ne risquera plus de s'égarer comme d'autres, parce qu'il a dans son cœur le trésor de sa foi.
Source : Gallica

John Viénot Auguste Sabatier (1927)

Deux mots caractérisent surtout tous ces braves gens, le travail et la piété. Le travail et l'économie assuraient l'indépendance, la dignité d'une vie libre sur la terre des aïeux. La piété, comme l'huile du Psalmiste, sanctifiait, embellissait la vie de ces humbles et la colorait d'un reflet d'éternité. La piété était ancienne dans la famille comme dans le pays. Le milieu de Sabatier fait penser aux conseils du vieil Olivier de Serres, dont Henri IV se faisait lire des passages pendant une demi-heure chaque jour.
Source : Gallica

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