P. Imbart de La Tour, Revue des Deux Mondes
“ La vérité religieuse s’infuse, opère en nous, sans nous, et malgré nous-mêmes : l’homme n’est plus rien et Dieu est tout. Mais, pour épurer la foi, on voit ce que Luther supprime dans le christianisme : non pas tant l’héritage de la pensée antique, que sa propre tradition. Et il ne change point seulement le sens de la vie chrétienne, mais le sens de la vie, ayant broyé, sous ce mécanisme spirituel, ces moteurs ailés de l’âme, sa liberté comme sa raison, ce par quoi l’homme, dans l’univers est devenu le coopérateur de Dieu. ”
