Résumé

Jean-Baptiste Serres La Catinon-Menette ; par M. l'abbé J.-B. Serres… (1864)

Eh bien ! la société n'est-elle pas une grande machine morale à rouages divers? La charité en est l'huile ; elle adoucit tous ces rouages humains, répand un parfum onctueux dans les rapports qui les lient. Mais si celte huile mystique vient à manquer, ces rouages à sentiments, à paroles, crient, hurlent de se trouver unis, s'accusent, se repoussent, ne se touchent que pour se froisser : la société périt. Or cette huile sainte, Catherine la répandait par flots de son coeur dans le coeur des hommes, laissant partout où elle passsait de la chaleur et de la vie.
L'oeuvre des malades.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Serres La Catinon-Menette ; par M. l'abbé J.-B. Serres… (1864)

Pourtant, si la pureté ouvre à une âme un monde de merveilleuses choses, elle lui tire aussi des larmes brûlantes quoique douces. Catherine passait dans les rues de Mauriac le calme sur son front, et nul jamais ne se douta que dans ce ciel serein il y eût des tempêtes; et cependant il y avait là ce qu'il y a dans toute âme qui, habitant un corps, veut demeurer chaste ; il y avait des désirs à étouffer, des besoins à comprimer, un feu à éteindre; il y avait à réfréner ce quelque chose d'indéfinissable, de mystérieux, de véhément, qui entraîne une âme vers une âme.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Serres La Catinon-Menette ; par M. l'abbé J.-B. Serres… (1864)

La révolution sans pitié chassait les prêtres ; Catherine avec amour les retrouvait et les ramenait au monde. La révolution fermait les églises et repoussait la religion de partout; la Menette transformait en églises les caves, les greniers, les granges, quelquefois le désert, et ramenait toujours et partout la religion au chevet du malade, au grabat du prisonnier, à la couche du vieillard, au lit de l'époux, au berceau de l'enfant, à la tombe du mort.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature