Résumé

Abbé Blondeau La vie de M. Ragot, prestre, curé du Crucifix… (1853)

DE MONSIEUR RAGOT. 23
Contre les jureurs.
LES jureurs n'ont pas moins exercé sa patience; ces aveugles qui ne craignent point Dieu, ne le craignoient point toujours. Ils lui ont fait des insultes si grandes, qu'on auroit de la peine à croire qu'il eût eu assez de courage pour continuer de les reprendre, si tout le monde n'en étoit temoin. Tantôt il les reprenoit avec autorité, tantôt avec humilité; et proportionnant ses avis à l'état où il les voyoit, ou plutôt suivant l'impression du Saint-Esprit qui parloit par sa bouche, il en convertissoit toujours quelqu'un.
Source : Gallica

Abbé Blondeau La vie de M. Ragot, prestre, curé du Crucifix… (1853)

Nous éxortons les Prêtres et les Ecclésiastiques de notre diocèse de lire souvent la vie de ce bon Prêtre, afin qu'il règle la leur sur les saints exemples de la sienne et qu'ils imitent ses vertus, sur tout cette crainte salutaire qu'il avoit toujours dans le coeur des Jugements de Dieu, et des menaces qu'il fait aux Prêtres desquels la vie, au lieu d'être d'une odeur de suavité, est un sujet de scandale pour l'Eglise, et de malédiction pour les peuples par leurs dérèglements et par leurs péchés.
Source : Gallica

Abbé Blondeau La vie de M. Ragot, prestre, curé du Crucifix… (1853)

DE MONSIEUR RAGOT. 29
13. SON AMOUR POUR LA PAUVRETÉ.
LA Charité, qui nous élevé jusqu'à la ressemblance de Dieu, l'a toujours abbaissé jusqu'à le rendre semblable aux derniers des hommes. Il était le refuge de tous les malheureux. Les bons et les méchants étoient les bien venus chez lui. Tout ce qui portait l'image de Dieu, lui étoit cher. Au lieu que dans le monde on n'honore que les grands, il ne s'est jamais attaché qu'aux pauvres. Il a toujours respecté ceux qui étoient dans l'élévation, mais ce n'est pas à eux qu'il a fait la cour : il trembloit même pour eux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature