Gustave Marchal

Résumé

Gustave Marchal Tante Météore (1911)

Du coup, André éclata de rire.
Alors Brice, gagné aussi par le rire : «Il rit parce je suis laid, très laid, très laid. moi je ris parce que je trouve drôle qu'il soit malade d'avoir trop mangé de noix; pas de jaloux, à chacun son pain et son hareng.
— Mais non, mon enfant, interrompit Mme Dulac, il ne rit pas parce que tu es laid, mais parce que ta présence le récrée et lui fait du bien.
— Ah! ah! ah! si je lui ai fait du bien, c'est sans le savoir, sans le savoir, sans le savoir ; je ne demande pas mieux que de continuer, quoique ce ne soit plus sans le savoir. »
Source : Gallica

Gustave Marchal Tante Météore (1911)

Nelly se prit à rire, la physionomie de sa sœur et celle de Lina exprimèrent un dégoût marqué, et Léon de dire : « Voilà, je crois, une manière de préparer le gibier qui n'aurait pas l'approbation d'André. Pourtant, ce n'est peut-être pas mauvais. Si nous tentions l'aventure avec un lapin de choux ou une volaille quelconque?
— Ce sera chose facile répondit Louis. Je l'ai souvent vu cuisiner, des scènes de Callot! il n'en manque du reste pas en ce pays.
— Oh! Eva, tu devrais profiter de notre séjour ici pour faire un Callot, supplia Nelly.
— Un Callot? » ne put s'empêcher de dire Léon.
Source : Gallica

Gustave Marchal Tante Météore (1911)

Du coup, M. Julliard éclata de rire, et son beau-frère, en dépit de sa compassion pour Yorick, ne put s'empêcher de l'imiter.
Et plus qu'eux encore, Brice, bien qu'il ignorât tout d'un autre Yorick et que la plainte du perroquet n'évoquât pas en lui le souvenir d'une autre plainte célèbre, se laissa aller à la gaieté.
Mais tout a une fin, même l'hilarité.
Quand il en fut ainsi, M. Julliard dit à Brice : « Pour en revenir à ces fameux coups de fusil, ils ont été tirés en l'air. » Et M. Gavay l'interrompant : « Et très haut, très haut, en pleine calotte des cieux. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature