Résumé

Ellen Luisa La Fille aux voluptés défendues

Sarah, en effet, dégringolait les escaliers, puis remontait l’avenue, le nez en l’air, les lèvres pleines d’un sourire. Elle se sentait très contente de son après-midi, ayant goûté à la saveur de multiples caresses, ayant épuisé la science totale de Laveline. Elle riait au souvenir de ses tentatives. Certainement, elle ne demandait pas mieux que d’essayer le grand jeu, mais elle avait peur, elle s’était à elle-même fixé une mesure qui ne pouvait être dépassée ; tant qu’elle ne rencontrerait point cette mesure, tout resterait en l’état.
Source : Wikisource

Ellen Luisa La Fille aux voluptés défendues

Léon parut bientôt, rouge et honteux ; il fila sans prononcer une parole et dégringola les escaliers.
— C’est ton gigolo ? fit Chalard, entre deux bouffées de fumée.
— Mais oui, reconnut Sarah ingénue, un petit cousin, tu comprends ?
Il bondit sur elle, comme un furieux, abandonnant son cigare qui roula sur le tapis :
— À mon tour, maintenant !
Elle le repoussa avec dignité :
— Tu oublies que tu m’as lâchée comme une vieille culotte.
Il trembla, craignant qu’elle ne le repoussât et le désir l’enflammait.
Source : Wikisource

Ellen Luisa La Fille aux voluptés défendues

Sarah écrasa sa cigarette dans le cendrier et haussa les épaules avec dédain :
— J’y pense et je m’y prépare ! grommela-t-elle. Il faut une solution à une pareille situation.
Hélas ! tous deux avaient raison, mais il était impossible de rejoindre, comme à Genève, les deux points de vue par une formule diplomatique. Deux générations, séparées par un monde de progrès, se heurtaient sans se comprendre.
Sarah, tout d’abord, se mit en chemise. Une fois ainsi à l’aise, elle choisit parmi tout ce qu’elle possédait ce à quoi elle tenait le plus.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature