Émile Jourdy

Résumé

Émile Jourdy Les vaincus de Metz (1871)

Mais justement grâce à cette particularité, en se plaçant sur la rive gauche de la rivière, la vallée de la Moselle forme un vaste fossé naturel qui remplit bien mieux encore le rôle d'obstacle ; c'était une grande faute que d'abandonner le passage de la rivière.
Une fois que l'ennemi l'eut franchie sans obstacle, il gravit les pentes escarpées qui dominent la rive gauche et s'installa commodément sur le plateau incliné dont les pentes peu mouvementées s'étendent jusqu'aux crêtes concentriques de la Meuse, entaillées seulement
par les vallées des tributaires de la Moselle.
Source : Gallica

Émile Jourdy Les vaincus de Metz (1871)

M. de Bismarck est enchanté de se débarrasser de la guerre au moment où il n'a plus rien à gagner, et où les difficultés surviennent ; l'Impératrice est enchantée de retrouver son vieux Sénat, son docile Corps législatif, sa vaillante armée et toute la séquelle de ses serviteurs dévoués ; le maréchal Bazaine est enchanté d'être le maître absolu des circonstances, le lion du jour, et enfin M. Régnier est enchanté de tout cela, comme peut l'être un auteur d'une comédie dont les rôles s'adaptent à merveille.
Source : Gallica

Émile Jourdy Les vaincus de Metz (1871)

Le 6 octobre, dans l'après-midi, une canonnade nourrie remplit de fumée et de bruit la vallée aux environs de Ladonchamps; un coup de main était dirigé à droite du château, sur les Maxes, ferme entourée de prés et de bouquets de bois ; les Allemands cherchaient à nous en déloger par des batteries placées en des points élevés de la rive droite et de la rive gauche. Tout le monde était persuadé que l'action décisive allait enfin arriver, et faisait ses paquets pour partir. Le combat traîna ; on se contenta de coups de fusil isolés et d'une petite lutte d'artillerie.
Source : Gallica

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