Auteur : Albert Sorel

Élements biographiques

Auteur : Albert Sorel Revue des Deux Mondes

Telle fut la fin de l’immense projet qui devait, en vingt-quatre heures, anéantir l’Angleterre. Napoléon ne pouvait plus désormais que la bloquer dans son île, l’affamer, la ruiner, lui faire la guerre des banqueroutes à l’intérieur, et la prendre à revers par l’Europe d’abord, jusqu’en Autriche, jusqu’en Pologne, jusqu’en Russie, puis jusqu’aux Indes. L’immense hyperbole commence. A la diversion fantastique par l’Amérique succède le mouvement tournant par l’Asie, à l’infini.
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Auteur : Albert Sorel Revue des Deux Mondes

L’Empereur est peu connu en Europe : c’est plus un homme de cœur encore qu’un homme de politique. » Laforest remettra une note à Hardenberg : « L’Empereur ne tient pas au Hanovre ; mais il faut qu’on y mette des formes ;... il est incalculable ce que peut faire l’Empereur... L’Empereur sait bien que Frédéric, avec la Prusse, a résisté à l’Europe entière ; il vaut mieux que Frédéric, et la France que la Prusse ; le Comité de Salut public a résisté aussi à l’Europe entière, et tout le monde sait que l’Empereur a des armées différentes de celles du Comité de Salut public [19] . »
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Auteur : Albert Sorel Revue des Deux Mondes

Le Prussien est arrogant ; ses troupes sont intactes. C’est une armée que Napoléon a devant lui, s’il ne prévient pas la jonction des Russes et des Autrichiens ; c’est une autre armée, la prussienne, qui le menace sur ses flancs. Le 27 octobre, il écrit à Joseph : « Avant quinze jours, j’aurai en tête 100 000 Russes et 60 000 Autrichiens, venus soit d’Italie, soit des autres corps... La Prusse se conduit d’une manière assez équivoque... Si la guerre se prolonge, il faut que je calcule sur une forte armée à laisser dans le Nord, pour protéger la Hollande. »
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