Paul Valeton, Le maristan de Salé (1922)
“ Comme tous les savants des cours princières de l'Islam, les médecins des maristan étaient fastueusement traités. Les sultans les logaient en de confortables demeures et leur octroyaient, outre une rémunération régulière, de lourds sacs de dinars au gré de la reconnaissance ou du bon plaisir. Un certain Ishac — n'est-ce point Ishac ben Soleiman, auteur d'un célèbre traité de diététique ? — médecin du sultan almohade Abd el Moumen, sut, d'après une tradition dont l'authenticité peut être mise en doute, s'attirer les bonnes grâces de ce souverain par une ingénieuse patience. ”
