Paul Valeton

Élements biographiques

Paul Valeton Le maristan de Salé (1922)

Comme tous les savants des cours princières de l'Islam, les médecins des maristan étaient fastueusement traités. Les sultans les logaient en de confortables demeures et leur octroyaient, outre une rémunération régulière, de lourds sacs de dinars au gré de la reconnaissance ou du bon plaisir.
Un certain Ishac — n'est-ce point Ishac ben Soleiman, auteur d'un célèbre traité de diététique ? — médecin du sultan almohade Abd el Moumen, sut, d'après une tradition dont l'authenticité peut être mise en doute, s'attirer les bonnes grâces de ce souverain par une ingénieuse patience.
Source : Gallica

Paul Valeton Le marabout de Sidi ben Achir, ses rapports avec l'assistance publique (1921)

Leur subsistance est exclusivement assurée par la mendicité ; parfois cependant leur ordinaire se corse des reliefs de quelque riche pèlerin ; le marabout de Sidi Ben Achir ne les nourrit en aucune façon. Lorsque la nuit les a rabattus sur leurs logements du marabout, ils s'étendent sur une couche de nattes et de hardes immondes qu'aucune collectivité religieuse, qu'aucun organisme administratif ne considère avoir la charge de renouveler.
Source : Gallica

Paul Valeton Le maristan de Salé (1922)

Les Marocains sont très attachés au cadre étroit de leur famille, à l'intimité de leur demeure. Ils considèrent, d'autre part, la maladie comme une manifestation de l'inéluctable volonté divine. Aussi, dans les classes même peu fortunées, artisans, petits boutiquiers, travailleurs de la corporation des portefaix ou des bateliers mettaient-ils peu d'empressement à se faire admettre comme malades dans les maristan.
Source : Gallica

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