Résumé

Paul Valeton Le marabout de Sidi ben Achir, ses rapports avec l'assistance publique (1921)

Leur subsistance est exclusivement assurée par la mendicité ; parfois cependant leur ordinaire se corse des reliefs de quelque riche pèlerin ; le marabout de Sidi Ben Achir ne les nourrit en aucune façon. Lorsque la nuit les a rabattus sur leurs logements du marabout, ils s'étendent sur une couche de nattes et de hardes immondes qu'aucune collectivité religieuse, qu'aucun organisme administratif ne considère avoir la charge de renouveler.
Source : Gallica

Paul Valeton Le marabout de Sidi ben Achir, ses rapports avec l'assistance publique (1921)

L'hôte verse au marabout un tribut en rapport avec sa fortune, sa reconnaissance ou sa piété. Il se nourrit à ses frais, à sa convenance et par ses propres moyens. La coutume établie veut qu'au départ il fasse blanchir sa chambre à la chaux.
La fondation du marabout a d'autres ressources que le tribut des pèlerins : des dons privés assez fréquents et des collectes faites à travers la ville de Salé, au moment des fêtes religieuses. L'ensemble de ces ressources s'élève à 35.000 francs par an environ qui servent à l'entretien de l'immeuble et du personnel.
Source : Gallica

Paul Valeton Le marabout de Sidi ben Achir, ses rapports avec l'assistance publique (1921)

Certains même logent dans la petite koubà de Sidi Moussa ben Ali qui se dresse à quelques pas de l'entrée des bâtiments de Sidi Ben Achir. L'indulgente charité musulmane veut bien fermer les yeux sur ce manque de respect ; quant aux femmes, elles ont envahi la grande salle construite, il a trentequatre ans, pour servir de mosquée.
Les indigents de Sidi Ben Achir exercent exclusivement la profession de mendiants. Leur nombre varie entre 100 et 200. On peut tenir qu'une centaine constituent un noyau stable gîté à demeure dans les annexes du marabout.
Source : Gallica

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