Charles Contejean

Résumé

Charles Contejean,  Tunis et Carthage

“ À notre droite, les bassins des ports reflètent des lueurs éblouissantes ; puis ce sont les édifices déjà lointains et les navires de la Goulette ; un peu en arrière, Tunis et son lac ; plus au sud, la montagne à double sommet du Djebel-Bou-Kournaïn ; enfin, à l’extrême horizon, la masse azurée du Djébel-Zaghouan. Le ciel est d’une admirable sérénité ; la limpidité de l’air donne aux contours des montagnes une netteté inimaginable et en laisse distinguer les moindres détails ; une brise assez forte aide à supporter la chaleur, qui est très vive. ”
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Charles Contejean,  Tunis et Carthage

“ Tunis n’est pas moins curieuse à visiter la nuit. Pendant que l’avenue de la Marine et ses abords brillent encore des feux du gaz, et que les amateurs achèvent leur partie de piquet ou de bézigue devant les cafés européens, la ville arabe est endormie dans le silence. Dans le quartier des souks, alors fermés, règne une obscurité profonde, et sous les arcades, dans les encoignures ou plus simplement au pied des murailles, sont étendus des groupes pressés de pauvres diables, ayant pour couche la terre nue et pour plafond le ciel étoilé. ”
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Charles Contejean,  Tunis et Carthage

“ Le grand panneau est ouvert, et le treuil à vapeur en extrait incessamment des montagnes de colis, où chacun cherche à reconnaître son bien : spectacle toujours amusant pour moi, qui n’ai jamais pour bagage qu’une petite valise portée à la main. Il fait grand jour maintenant ; la pluie a cessé, le soleil levant illumine vivement à notre droite les hauteurs de Carthage, et dans le lointain, sous un ciel encore nébuleux, apparaissent pendant quelques éclaircies les maisons de Tunis la blanche, étalées sur une faible pente du côté de la mer. ”
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