Résumé

Une excursion scientifique dans la province de Constantine en 1880…

De ce point, on jouit d'une admirable vue sur Constantine et tout le pays environnant, ayant à ses pieds le lit encaissé et sombre du Rummel, des pentes couvertes d'Opontias à la verdure intense, et de nombreux oiseaux de proie qui exécutent leurs capricieuses et rapides évolutions, au-dessus de ce gouffre sinistre. Ce point est, du reste, à une assez grande altitude, car le fort de Sidi-Mecid est coté à 788 mètres au-dessus de la mer. Une brise plus que légère, qui venait tempérer la chaleur, et un grand nombre de plantes, nous engagèrent à prolonger notre halte dans les rochers.
Source : Gallica

Une excursion scientifique dans la province de Constantine en 1880…

Mais le soleil qui tombe d'aplomb sur nos têtes, et dont la brise de mer ne suffit pas à modérer les ardeurs, et plus encore le vide qui se fait sentir dans nos estomacs, nous ramènent au réalisme brutal. Un chemin creux, bordé d'énormes opuntias servant de clôture à des jardins fertiles, va nous reconduire en ville par la rue des Arbres, large voie très en pente, complantée de Caoutchoucs, qui occupe le fond d'un ravin à droite du boulevard National.
Source : Gallica

Une excursion scientifique dans la province de Constantine en 1880…

Notre herborisation autour de Barral terminée, il ne nous restait plus qu'à monter dans le train de Guelma et à revoir la route que nous avions suivie quelques jours avant, c'est-à-dire la vallée de la Seybouse, en passant de nouveau par St-Joseph, Nador, et Duvivier. Dois-je le dire, le pays nous parut encore plus beau, avec sa luxuriante végétation, ses Myrtes et ses Lauriers-roses en fleur, ses immenses Tamarix Gallica qui doivent dater de plusieurs siècles, le tout parsemé de nombreux troupeaux, de tentes arabes et de gourbis qui se montrent à chaque instant
Source : Gallica

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